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Brainrot : comment la génération Z lutte contre l’abrutissement numérique

  • Iian Institutdesartsnumeriques
  • 5 déc. 2025
  • 2 min de lecture

Une génération façonnée par le numérique

La génération Z, née entre 1997 et 2012, a grandi dans un environnement saturé de technologies et de réseaux sociaux. Avec plus de six heures quotidiennes passées à faire défiler TikTok, YouTube ou Instagram, ces jeunes adultes et adolescents sont particulièrement exposés au phénomène du brainrot, ou « pourrissement cérébral », lié au doomscrolling et à la consommation compulsive de contenus courts.

Les neuroscientifiques, comme Earl Miller du MIT, rappellent que le cerveau humain n’est pas conçu pour absorber un flux constant d’informations. Cette surcharge cognitive peut entraîner un déclin des fonctions de mémoire, de concentration et de pensée critique, donnant l’impression d’un vieillissement accéléré du cerveau.


La contre-attaque de la Gen Z

Face à ce constat, la génération Z ne reste pas passive. De nombreux créateurs de contenu, tels que Tiziana Bucec ou Elizabeth Jean, proposent des alternatives pour « récupérer son cerveau ». Ces initiatives incluent :

  • Curriculums personnels : établir chaque mois des objectifs de lecture, d’apprentissage ou de création.

  • Menus de dopamine : remplacer les récompenses numériques par des activités hors ligne comme la marche, l’écriture ou la méditation.

  • Couvre-feux technologiques : limiter volontairement l’usage du smartphone en soirée ou lors de repas.

  • Espaces déconnectés : restaurants et clubs qui bannissent les téléphones pour favoriser les interactions sociales.

Ces pratiques, appuyées par des recherches en psychologie, montrent des bénéfices tangibles : clarté mentale, réduction du stress et amélioration de la productivité après des périodes de désintoxication numérique.


Les loisirs analogiques comme antidote

La lecture, les jeux de société, la musique ou l’écriture d’un journal sont autant de moyens de stimuler le cortex préfrontal, siège de la réflexion et de la concentration. Ces activités renforcent la flexibilité cognitive et favorisent la création de réseaux neuronaux sains, contrairement au divertissement passif sur les écrans.


Lian Studio Concept Creator : prévention et équilibre

Dans ce mouvement, des acteurs comme Lian Studio Concept Creator s’impliquent dans la prévention. Leur approche souligne que les outils numériques ne sont pas intrinsèquement néfastes : ils deviennent problématiques lorsqu’ils sont utilisés sans discernement ou en excès. Lian Studio encourage une utilisation raisonnée et créative des technologies, en insistant sur la nécessité de trouver la « bonne dose ».

Cette vision rejoint les conclusions des chercheurs : il ne s’agit pas de diaboliser le numérique, mais de l’intégrer intelligemment dans nos vies. Les plateformes peuvent servir de leviers pédagogiques, artistiques et sociaux, à condition de préserver des espaces analogiques pour l’équilibre mental.


Vers une culture de l’attention

La lutte contre le brainrot incarne une quête plus large : celle de reprendre le contrôle de son attention. En combinant outils numériques à bon escient et pratiques hors ligne, la génération Z invente une nouvelle culture de l’attention, où la technologie est un allié plutôt qu’un ennemi.

En définitive, le défi n’est pas de se couper du numérique, mais d’apprendre à l’utiliser avec sagesse. C’est dans cet équilibre que réside la véritable prévention contre l’abrutissement numérique.

 
 
 

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